| Démarche artistique |
J’ai un attachement profond pour la nature. Comme Penone, je me sens liée à elle. Ce sont ces liens, invisibles et merveilleux que j’essaie de transcrire dans mon travail. Je veux en montrer la beauté, mais aussi la vulnérabilité. Ces liens unissent l’homme au vivant, et mais aussi les hommes entre eux. Mon travail comporte une dimension spirituelle, liée à mes réflexions sur ce qui donne sens à la vie. Dans nos sociétés matérialistes, l’homme possède beaucoup. Mais n’a-t-il pas tout simplement oublié d’être. Etre présent à soi, pour être mieux présent au monde et aux autres en retour. Je cherche à communiquer l’émerveillement d’être au monde. A la suite de Paul Klee, je pense aussi que « l’Art ne produit pas le visible, il rend visible ».
Dans l’acte de création, j’ai recours aux modes d’expression plastiques qui correspondent le mieux à mon projet : du papier travaillé en mixed media à l’art numérique, en passant par la céramique ou la peinture à l’encaustique. Il m’arrive de les mixer comme j’aime superposer les images ou les matériaux de récupération.
Mon travail, ancré en Océanie, est métissé des cultures des pays traversés et lié à l’actualité du monde et de notre territoire calédonien. Je pense que l’artiste a un rôle à jouer dans le devenir de la cité ; il peut éveiller les consciences, inciter, inspirer, apaiser. Mes œuvres sont d’ailleurs souvent participatives, pour créer des liens plus forts entre l’œuvre et le spectateur. L’œuvre en retour amène peut-être ce dernier à porter un autre regard sur le monde ou à agir.
Cependant, même lorsque le message est alarmiste, je souhaite toujours qu’une partie de l’œuvre tende vers le merveilleux ou l’amusement -qu’elle fasse du bien- car pour moi, l’action nait toujours de l’espoir.
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