| Démarche artistique |
BIOGRAPHIE
En collaboration avec Roxanne Gingras M.A., historienne de l’art.
Née à Laval (Québec) Canada en 1981, Rachel Bélanger vit et œuvre à Deux-Montagnes dans la couronne Nord de Montréal.
C’est à 19 ans qu’elle s’inscrit en Arts Plastiques au Collège Lionel-Groulx pour ensuite poursuivre des études universitaires, en 2003, à l’UQAM en Arts Visuels et Médiatiques (volet création). Elle y approfondi sa réflexion artistique et se passionne pour le dessin d’observation et du modèle vivant, la peinture, le collage et les techniques mixtes ainsi que la sérigraphie, la gravure et la lithographie. Durant cette période, elle travaille chez Deserres ainsi qu’au département des Arts & Culture de la Ville de Sainte-Thérèse en tant que Responsable aux Arts Visuels et organise des expositions, activités de bricolage pour enfants, symposiums et concours d’appels de dossiers. Durant ses études, elle participe aussi à des symposiums, des expositions collectives, obtient des bourses dont une à la mobilité pour un échange étudiant inter-universitaire en France où elle explore la performance et la vidéo à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence. Après avoir obtenu son BACC en 2007, elle suit un autre chemin que ceux des arts pour plusieurs raisons et durant de nombreuses années.
En 2020, lors d’une formation pour devenir thérapeute en relation d’aide au CRAM (actuellement en cours jusqu’en juillet 2023 et voulant se spécialiser en Relation d’aide pour les enfants et adolescents et Dessin et ANDC), le goût à la création refait surface et elle recommence à produire. Depuis mars 2021, elle est membre chez Artxterra dans le but d’améliorer ses compétences en tant qu’artiste professionnelle et auto-entrepreneure. Elle s’instruit de leurs cours en ligne tel Le portefolio de l’artiste, Vendre ses œuvres à l’international, Créer un site web avec Wix, Les produits dérivés, Comment réussir ses expositions, Le portefolio de l’artiste, Photographier et éditer vos photos comme un pro, etc. qui l’aideront à relancer sa carrière artistique et microentreprise, créer des produits dérivés inspirés de ses œuvres et ouvrir une boutique en ligne. Elle aspire d’autant plus relier l’art et la thérapie une fois sa formation au CRAM terminée pour offrir des ateliers qui aideront des personnes à se découvrir dans leur créativité à travers la libre expression de ces médiums visuels qui la passionne.
DÉMARCHE ARTISTIQUE
En collaboration avec Roxanne Gingras M.A., historienne de l’art.
La démarche de Rachel est une approche subjective, intuitive et expressive dans le geste et les sujets étudiés avec lesquels elle s’autorise à créer un espace pour elle-même dans la contemplation de la matière picturale, le plaisir du traitement de surface dans la liberté du geste, de l’inspiration et de la pensée.
Principalement influencée par une volonté artistique qui se rapproche de celle véhiculée par certains peintres favorisant l’expressionnisme abstrait comme moteur de création, tels que De Kooning, Rauschenberg, Mitchell et Twombly, Rachel prône l’idée d’un art libéré de toute référence externe où le geste de peindre est l’expression du soi. Elle jumelle à cette réflexion, celle établie par le mouvement dadaïsme, duquel les règles définies de l’art sont remises en cause et font place à la liberté du langage. C’est alors sous cette optique avantageant une liberté du geste picturale et de la pensée que la peintre établit les grandes lignes de sa pratique.
Ainsi, Rachel expérimente diverses palettes de couleurs, effets de textures, jeux de lignes et de compositions déséquilibrés, provoque des « accidents » de taches opaques ou en transparences et en couches superposées qu’elle emploie avec les techniques mixtes du dessin, peinture, aquarelle, collage et les moyens et médiums dont elle dispose. Sans prétendre connaître la fin en soi du résultat, elle est plutôt stimulée par l’inconnu et les imprévues déclenchées. Son intention d’évoquer des effets de mouvements vibrants amènent l’œil à voyager sur l’ensemble du support en surface, en profondeur et dans les détails. L’action de créer lui reflète en miroir ses propres espaces intérieurs car, très à l’écoute de ce qui existe en elle et de sa sensibilité en réaction à l’image en devenir et des choix à faire pour équilibrer l’harmonie de la composition jusqu’à jouissance du regard sur l’œuvre en cours. Cela lui permet l’accès à sa subjectivité, sa créativité, ses émotions et pensées tant rationnelles qu’irrationnelles ainsi qu’une invitation à parfaire son intuition et instinct du geste.
En créant, elle se sent exister en relation avec l’image, avec elle-même, dans la sensualité éveillée par les couleurs et les impressions visuelles qu’elle peut ressentir en elle. C’est la quête d’équilibre jusqu’à satisfaction dans la sensation d’harmonie qu’elle peut éprouver en elle-même face à l’œuvre une fois terminée.
|